Terminator à travers le temps

La fin de l’humanité est un thème qui a toujours été à la mode dans le rayon science-fiction des grosses productions cinématographiques et même si chaque époque apporte une vision différente, la thématique de l’homme confronté à sa création occupe une place prépondérante. Les exemples de ce type de confrontation ayant donné naissance à des chefs d’œuvres ne manquent pas: HAL9000 dans 2001 l’odyssée de l’espace en 1968, les réplicants dans Blader Runner en 1982 et le premier Terminator en 1984.

Terminator a apporté un nouveau style de science-fiction, on parle d’ailleurs plutôt d’anticipation. Plutôt que de projeter le téléspectateur dans un futur hypothétique bourré d’effets spéciaux, l’histoire se déroule dans un contexte contemporain avec seulement quelques flash-forwards dans le futur pour soutenir le récit. Au fil des trois premiers épisodes, la trame de base reste la même, la machine du futur revient dans le passé pour éliminer celui qui causera sa perte dans le futur. Si le récit n’évolue pas beaucoup, c’est surtout l’emballage qui va changer. Avec seulement 6 millions de dollars, le premier Terminator fait figure de court métrage amateur en comparaison avec les 200 millions qui ont été nécessaires pour tourner le troisième épisode. Il n’est donc pas étonnant de voir le visuel prendre le dessus sur le récit et comme c’est malheureusement souvent le cas, une bonne idée de base se retrouve lessivée avec la mauvaise poudre pour plaire à une audience aux capacités cérébrales allant toujours en diminuant.

 

Nouveau contexte?

Terminator Renaissance sort 25 ans après l’épisode qui a poussé Arnold Schwarzenegger au devant de la scène. Pour la première fois, le récit se déroule dans le futur. John Connor incarné par Christian Bale mène un groupe de rebelles dans la lutte sans pitié contre les machines. La Terre est dévastée par la guerre, les explosions nucléaires ont anéanti les villes et transformé la campagne en désert aride. La vie ne semble plus possible dans cet environnement hostile et pourtant une poignée d’hommes survivent et font d’ailleurs bien plus que ça. Les flash forwards des premiers Terminator montraient des hommes fragiles massacrés par les nombreuses machines lancées à leur poursuite, aucun espoir ne semblait être permis. Dans Terminator Renaissance, il fait beau, le soleil brille et les explosions nucléaires ne semblent avoir aucune conséquence. Les hommes disposent d’avions, d’hélicoptères, des sous-marins et des écrans plasma à volonté là où on se servait d’une télé cassée pour allumer un feu dans le premier épisode de Terminator! Comment les hommes fabriquent/maintiennent-ils tout cet arsenal? Les machines seraient-elle devenues tolérantes au point de laisser les hommes construire des usines de fabrication d’armes? Comment les hommes trouvent ils le carburant ou la nourriture dont ils ont besoin dans un monde dévasté?

 

Trop facile!

Ce nouveau Terminator baigne dans une facilité vraiment désolante, on sent vraiment que la pompe à fric des grosses productions américaines est passée par là en transformant un bon concept de science-fiction en film d’action musclé et bruyant. Je ne peux pas dire que Terminator soit un mauvais film mais je crois qu’il mérite plus sa place dans le rayon des films d’actions. Le concept original de Terminator ne s’y retrouve plus et on retrouve trop les ingrédients qui me donnent l’impression que les réalisateurs contemporains nous prennent vraiment pour des débiles qui n’aiment pas réfléchir.

Christian Bale, qui incarne ici le légendaire John Connor, a l’habitude des rôles musclés et en générale ça passe plutôt bien mais ici il est effacé et sans caractère, il se fait des bobos en grimaçant tout au long de l’histoire mais il ne donne jamais l’impression d’être un être humain fragile comme l’étaient les acteurs dans les trois premiers épisodes. Il arrive à se crasher deux fois en hélicoptère en en sortant comme on sort d’un vieux bus quand il est arrivé à sa destination. Sam Worthington lui vole presque la vedette en jouant peut être le personnage le plus intéressant du film mais comme pour Christian Bale, son personnage tombe parfois dans la même facilité.

Ceux qui auront vu autre chose qu’un bête film d’action dans les premiers Terminators seront certainement déçus par ce quatrième opus. Graphiquement c’est beau (trop peut être), le son est puissant et brutal mais ça manque de subtilité. Le film n’est pas assez sombre, le récit ne fait qu’effleurer les personnages et tout va trop vite. Allez le voir si il n’y a vraiment rien d’autre à voir ou que vous avez eu une dure journée et vous avez besoin d’un truc simple pour décompresser. Ce Terminator sera peut être le premier de la série qui n’attérira pas dans ma collection de DVD/Blu-Ray..

 

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