Need for Speed est sans aucun doute une série à classer dans les classiques de l’univers des jeux de voiture sur PC, le titre a au fil du temps connu de nombreux changements (pas toujours heureux) passant ainsi d’un simple jeu de voiture en vue extérieure vers un concept plus étoffé avec un semblant d’histoire, des voitures à tuner, des actrices se prêtant au jeu et surtout beaucoup d’effets visuels pour profiter pleinement des évolutions technologiques du monde des PC.

Surfant sur la vague des films Fast & Furious, Electronic Arts nous a servi et resservi ces dernières années le même cocktail à travers plusieurs épisodes (Underground 1, Underground 2, Carbon et Undercover) sans réellement apporter quelque chose de nouveau. On ne peut pas nier que certains de ces titres étaient réussis mais ce sont des titres d’autres éditeurs qui ont surtout apporté une bonne dose d’innovation à ce genre de jeux. Je pense notamment à Test Drive Unlimited qui ne s’est pas contenté de livrer un jeu très esthétique, c’est tout un nouveau système de jeu avec une grande liberté de mouvement qui voit le jour. Je pense aussi à la série ultra-réaliste des GTR ou au pilotage sensationnel de Race Driver Grid. Après avoir patiné quelques années, Electronic Arts se devait donc de réagir en donnant un coup de pouce à la série Need for Speed pour qu’elle reprenne sa place comme série de référence. C’est avec Need for Speed Shift annoncé depuis quelques mois déjà qu’Electronic Arts espère revenir à l’avant-plan des courses de voitures.

La sortie de Need for Speed Shift s’apparente un peu à la sortie d’un blockbuster hollywoodien. Cela fait déjà quelques mois qu’Electronic Arts distille des informations avec un marketing bien contrôlé pour titiller les futurs acheteurs. Avec Shift, on assiste à un retour aux courses sur circuit comme avec Prostreet mais en insistant sur l’expérience de pilotage. Ca sent un peu le discours réchauffé, à chaque fois qu’un nouveau réalisateur fait la promo de son nouveau film, c’est aussi le même refrain, le dernier film c’est toujours le meilleur qu’il a réalisé. Avec Shift c’est pareil, il ne restait plus qu’à attendre l’arrivée de la première démo pour voir si Shift allait réellement apporter quelque chose de nouveau.

Quand j’ai lancé Shift pour la première fois, je m’attendais à en prendre plein la vue dès le démarrage du jeu histoire de dissiper les craintes de voir débarquer un nouveau navet mais il n’en est rien. Shift se lance dans une sobriété qui rappelle Race Driver Grid. Au menu deux circuits sont proposés, Londres et Spa-Francorchamps. Pour parcourir ces circuits, on a le choix entre une Lotus Elise, une BMW M3, un Nissan GT-R, une Dodge Viper et en bonus une Pagani Zonda. Il n’en faut pas plus pour se faire une impression mais ce qui frappe c’est la pauvreté graphique des voitures. Je ne peux pas dire qu’elles soient mal conçues mais ça ne dépasse en rien ce qui existe déjà et la modélisation a l’air assez simpliste et plate. Il y a bien quelques options pour augmenter le niveau de détail mais très franchement, ça ne change pas grand chose. Je m’attendais à nettement mieux mais la démo n’offre peut être pas le niveau visuel final, si c’est le cas c’est un peu dommage car la démo est censée donner envie d’acheter le jeu. Passons cette première impression et en route pour Londres.

Avant de commencer la course, une vidéo fait parcourir le circuit avec une voix qui explique comment aborder chaque partie du circuit. C’est bien gentil mais pas moyen de passer ce tutoriel, j’espère qu’ils ne vont pas l’imposer dans la version finale car ça risque d’en énerver plus d’un. Une fois le tutoriel terminé, on voit la voiture de l’extérieur dans la pit lane avec quelques personnages en 3D mal rendue, encore un truc inutile qui va énerver le joueur qui n’a pas envie d’attendre. Après les quelques secondes de blabla inutile, on passe enfin aux choses sérieuses et la course peut enfin commencer.

La course démarre en vue interne, c’est assez nouveau car la vue interne des précédents épisodes a toujours été un point faible de la série. Ici tout a l’air bien modélisé et on a surtout de beaux d’effets d’ombre et de lumière sur le tableau de bord selon que le soleil rentre ou pas dans l’habitacle. Le départ est donné, accélérateur à fond, le moteur rugit avec un son à se décoller le dentier et tout l’habitacle se met à vibrer de tous les côtés. Ouch! Shift met en moins d’une seconde une belle claque aux précédents épisodes! Accélerer ne ressemble plus à une promenade en vélo passée en accéléré, tout l’habitacle est malmené, ça tremble, ça saute, ça zigzague, ça fait du bruit et la réverbération du bruit du moteur est magnifique. La sensation de vitesse est bien réelle et très bien accentuée à chaque changement de vitesse où l’on aperçoit le flou de vitesse temporiser pour ensuite repartir à plein régime. Les décors n’ont eux non plus plus rien à voir avec les épisodes précédents, on est ici en plein cœur de Londres avec des bâtiments célèbres comme le Big Ben, le parlement, le London Eye, … Rien à avoir avec les décors vides de Prostreet ou les décors artificiels de Undercover. Arrivé au premier tournant, l’assistance de pilotage vient mettre son grain de sel mais se désactive presque aussi tôt, la voiture freine donc une fraction de seconde et puis on récupère le controle, bizarre! C’est probablement à l’occasion de votre premier tournant que vous allez être confronté à une autre nouveauté, celle du crash dans toute sa splendeur. Quand on roule normalement, ça secoue déjà sérieusement mais après avoir pris un mur, vous allez vite comprendre qu’il vaut mieux éviter ce genre d’acrobatie si vous voulez gagner la course. L’époque des voitures indestructibles est enfin terminée!

Que dire du pilotage? Il est en nette amélioration par rapport aux autres Need for Speed, on ne colle plus à la route de façon irréaliste, ça secoue dans tous les sens et le comportement de la voiture semble assez réaliste. Ça ressemble assez bien à ce que Race Driver Grid propose. C’est surtout au niveau des sensations de mouvement que Need for Speed Shift apporte quelque chose de réellement nouveau, c’est brutal à souhait, le son est très agressif et on a enfin l’impression de subir la route plutôt que de la dominer. On ne prend plus de tournant à 300 à l’heure et n’entendant qu’un petit crissement de pneus, pour tourner il faut freiner et même freiner très fort.

Graphiquement, l’expérience en course est bonne mais sans plus, les décors sont plus fouillés que Race Driver Grid mais pour un titre qui était annoncé avec autant de superlatifs, je m’attendais à franchement mieux. Shift semble également être nettement plus gourmand que ces prédecesseurs sans pour autant les surpasser au niveau graphique. Shift se profile comme un bon titre mais il ne s’agit ici que de la démo, il faut attendre la version finale pour se faire une meilleure idée.

Voici quelques vidéos de Need for Speed Shift prises pendant le jeu avec Fraps.

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Need For Speed Shift sur PC
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