Depuis deux ans, XGIMI multiplie les lancements et cherche à couvrir tous les segments du marché de la vidéoprojection. Du petit projecteur LCD d'entrée de gamme avec le Vibe jusqu'aux modèles laser haut de gamme de la série Titan Noir, la marque propose désormais une gamme particulièrement étendue. Pourtant, malgré tous les nouveaux modèles commercialisés ces 24 derniers mois, il manquait encore un successeur à l'un de ses produits phares : le XGIMI Aura 2.

Le marché des projecteurs à focale ultra courte a beaucoup évolué depuis le lancement de l'Aura 2. La concurrence s'est intensifiée, les technologies ont progressé et les attentes des consommateurs ont changé. Il était donc temps pour XGIMI de renouveler son offre dans cette catégorie. Et plutôt que de se contenter d'un seul nouveau modèle, la marque a décidé de lancer deux projecteurs : le XGIMI Aura 3 Pro et le XGIMI Aura 3 Max.

C'est ce dernier que je vais vous présenter dans ce test. Le XGIMI Aura 3 Max est le modèle le plus ambitieux de cette nouvelle génération. Je vais le tester en parallèle de l’Aura 3 Pro, ce qui me permettra de mesurer les différences entre ces deux projecteurs, de vérifier si leurs performances justifient leur positionnement respectif et de voir comment ils se situent face à la concurrence.

Le lancement de cette nouvelle gamme se déroulera en plusieurs étapes. XGIMI proposera d'abord une phase de réservation sur son site officiel, suivie d'une campagne de financement participatif, avant une commercialisation plus traditionnelle auprès des revendeurs habituels. Comme pour les précédents modèles lancés sur Kickstarter, les premiers acheteurs devraient pouvoir profiter de conditions tarifaires préférentielles.

Cette période de lancement pourrait donc être intéressante pour ceux qui envisagent l'achat d'un projecteur à focale ultra courte haut de gamme. Encore faut-il savoir si le XGIMI Aura 3 Max tient ses promesses et s'il apporte suffisamment de nouveautés pour justifier son prix. C'est précisément ce que je vais chercher à déterminer à travers ce test, en m'appuyant sur mes mesures habituelles de luminosité, de contraste, de fidélité des couleurs et sur une utilisation en conditions réelles.

Précommande sur le site officiel : XGIMI Aura 3 Pro et Max (xgimi.com)

Comparatif et alerte prix | XGIMI Aura 3 Max



Ligne du temps

24/09/2026: Réception des deux nouveaux XGIMI Aura 3. Le test peut commencer. Il devrait être prêt vers le 10 octobre. S’il n’est pas encore complet au moment de votre visite, il faudra patienter quelques jours de plus.

20/10/2026: Date estimée du lancement de la campagne Kickstarter

Pourquoi ce projecteur?

Comme je l'évoquais en introduction, XGIMI n'avait plus renouvelé sa gamme de projecteurs à focale ultra courte depuis près de deux ans. Pendant ce temps, le marché a considérablement évolué, notamment sous l'impulsion de marques comme Formovie, AWOL, Valerion ou encore Hisense. Ces constructeurs ont contribué à faire progresser cette catégorie de projecteurs en proposant davantage de luminosité, un meilleur contraste et de nouvelles fonctionnalités qui rapprochent toujours plus la vidéoprojection de l'expérience offerte par les téléviseurs haut de gamme.

De son côté, XGIMI n'est pas resté inactif. La marque a multiplié les innovations sur ses autres gammes, notamment avec les séries Horizon 20 et Titan Noir. Il ne manquait finalement plus qu'une nouvelle génération d'Aura pour compléter son catalogue et faire profiter les projecteurs à focale ultra courte de toutes ces avancées technologiques.

Avec les XGIMI Aura 3 Pro et Aura 3 Max, la marque affiche clairement ses ambitions. Ces deux nouveaux modèles partagent une grande partie de leurs caractéristiques techniques, mais se distinguent principalement par leur luminosité et leur contraste.

XGIMI Aura 3 Pro: 4100 lumens / 7000:1

XGIMI Aura 3 Max: 5700 lumens / 8000:1

XGIMI Aura 2: 2300 lumens / 1500:1

Sur le papier, le bond en avant est donc considérable. Le XGIMI Aura 3 Max promet une luminosité presque deux fois et demie supérieure à celle de son prédécesseur, accompagnée d'une progression encore plus importante du contraste annoncé. Si ces valeurs se confirment dans mes mesures, nous pourrions être face à une évolution majeure de la gamme Aura.

Mais les nouveautés ne se limitent pas à ces deux caractéristiques. XGIMI a également revu en profondeur la partie technique de ses nouveaux projecteurs, avec une série d'améliorations qui touchent aussi bien à la qualité de l'image qu'à l'expérience d'utilisation.

Parmi les principales nouveautés annoncées, on retrouve :

- Une source lumineuse triple laser, qui remplace la technologie Dual Light utilisée sur l'Aura 2.

- Un système de contraste dynamique associé à un double iris mécanique pour améliorer la profondeur des noirs.

- Un traitement destiné à réduire la perception de l'effet arc-en-ciel.

- De nouveaux algorithmes de traitement de l'image faisant appel à l'intelligence artificielle.

- La prise en charge du Dolby Vision et du format IMAX Enhanced.

- Une compatibilité 4K à 120 Hz, accompagnée d'une latence très faible pour les jeux vidéo.

- Un système audio d'une puissance annoncée de 80 watts.

- Un traitement de compensation des mouvements plus performant.

- Une couverture de l'espace colorimétrique pouvant atteindre le Rec.2020.

Cette liste montre à quel point XGIMI a cherché à faire évoluer sa gamme Aura. Une grande partie de ces technologies ont déjà fait leur apparition sur les gammes Horizon 20 et Titan Noir. Les Aura 3 Pro et Aura 3 Max semblent donc réunir les principales avancées développées par XGIMI ces deux dernières années, mais cette fois dans un format à focale ultra courte.

L'intégration de toutes ces technologies est particulièrement intéressante pour ce type de projecteur. La luminosité supplémentaire pourrait permettre d'envisager des images de grande taille avec davantage de confort, y compris dans une pièce qui n'est pas totalement plongée dans l'obscurité. L'amélioration du contraste pourrait, quant à elle, répondre à l'une des principales faiblesses que j'avais relevées sur le XGIMI Aura 2, notamment lors du visionnage de films comportant de nombreuses scènes sombres.

Il faudra toutefois vérifier l'efficacité réelle de ces nouveautés. Une luminosité élevée ne garantit pas nécessairement une image de qualité, tout comme un contraste annoncé de 8 000:1 ne signifie pas que le projecteur atteindra cette valeur dans toutes les conditions d'utilisation. Le comportement du contraste dynamique, l'influence du double iris sur la luminosité ou encore la fidélité des couleurs feront donc partie des éléments que je vais examiner avec attention.

XGIMI n'est évidemment pas seul sur ce marché et la concurrence a placé la barre très haut ces dernières années. Avec les caractéristiques annoncées et les conditions tarifaires proposées pendant la période de lancement, les Aura 3 Pro et Aura 3 Max disposent néanmoins de sérieux arguments pour attirer les amateurs de home cinéma.

Reste maintenant à déterminer si les performances mesurées seront à la hauteur des promesses. C'est tout l'intérêt de ce test : aller au-delà de la fiche technique pour voir ce que le XGIMI Aura 3 Max est réellement capable de produire et déterminer si cette nouvelle génération marque un véritable tournant par rapport à l'Aura 2.

Déballage



La boîte du XGIMI Aura 3 Max contient le projecteur, un câble d'alimentation, une télécommande, deux piles, un manuel et... deux paires de lunettes 3D ! Ça faisait longtemps que je n'avais plus vu de lunettes 3D dans la boîte d'un projecteur. Je pensais que les constructeurs avaient abandonné l'idée. Je reçois pourtant régulièrement des questions sur la 3D. J'imagine donc que si XGIMI a décidé de les inclure, c'est qu'il existe encore une demande pour cette fonctionnalité.



La télécommande reprend dans les grandes lignes celle des gammes Horizon 20 et Titan Noir. Les couleurs sont sensiblement les mêmes, tout comme la disposition des boutons. Elle détecte les mouvements et certains boutons sont rétroéclairés.



Le manuel est commun aux Aura 3 Pro, Aura 3 Max et... Aura 3 Ultra Max. Au moment de ce test, l'Aura 3 Ultra Max n'est pas encore disponible, mais il viendra peut-être s'ajouter à la famille Aura 3 dans les prochaines semaines. Je ne serais pas étonné non plus de voir apparaître une version de base. Cela correspondrait à la stratégie de XGIMI sur ses autres gammes, avec un modèle de base, un Pro, un Max et un Ultra Max.

Le projecteur est assez grand : il mesure 58,8 cm de large, 29,5 cm de profondeur et 13,8 cm de haut. Le modèle précédent était un peu plus petit, avec 51 x 27 x 14,4 cm. Le poids reste similaire, autour de 9 kg.

Finition

Avant de vous présenter ce nouveau projecteur, je vais faire un petit retour en arrière pour vous montrer à quoi ressemblait le XGIMI Aura 2 :



XGIMI avait opté pour une esthétique très scandinave, avec des teintes claires et un revêtement en tissu. Le nouvel Aura 3 Max part dans une tout autre direction.



Ce nouveau modèle est beaucoup plus anguleux que le précédent. Il est aussi plus imposant et sa façade est recouverte d'une texture imitant le bois verni, comme on peut en trouver dans les voitures de luxe. Derrière ce panneau se cache un système audio Harman Kardon de 80 watts. On est ici sur un niveau de puissance bien plus élevé que sur les autres modèles XGIMI que j'ai testés.



La grille à l'aspect bois se prolonge sur les côtés, mais à l'arrière, elle laisse place à une finition en plastique plus classique pour ce genre de produit.



La connectique à l'arrière est très complète. De gauche à droite, on trouve un port Ethernet RJ45, une sortie audio optique S/PDIF, une sortie audio jack, deux ports USB 2.0, un port USB 3.0 et trois ports HDMI, dont un compatible eARC (HDMI 2).



Le bloc optique est protégé par un clapet qui se soulève comme un capot de voiture, alors que le modèle précédent utilisait une sorte de plateau coulissant.



Une fois ouvert, le clapet masque le bloc optique. Je trouve que c'est une bonne idée : cela évite de voir des reflets sur la partie centrale du projecteur.



Le connecteur d'alimentation se trouve à l'arrière, comme sur de nombreux projecteurs de ce type. Je pense qu'un placement sur le côté aurait été plus intéressant. Avec une focale aussi courte, cela aurait permis de rapprocher davantage le projecteur de l'écran et de gagner un peu de place.



Sous le projecteur, quatre petits pieds réglables permettent d'ajuster légèrement l'angle de projection.

Ce nouveau projecteur est techniquement très différent de la génération précédente. C'est sans doute aussi pour cette raison que XGIMI a changé son approche esthétique. Je trouve le résultat très réussi : il peut trouver sa place dans un salon sans qu'il soit nécessaire de le cacher. Si vous préférez l'installer dans un meuble, c'est évidemment possible. J'ai d'ailleurs testé ce meuble avec tiroir motorisé :

Shore RolaTV : meuble home cinema laser TV

Si vous avez ce genre de meuble, il faudra prévoir 22 cm de hauteur libre dans le tiroir pour permettre au projecteur d'ouvrir son capot.

Consommation électrique

J'ai mesuré la consommation sur un écran blanc, avec le laser réglé sur 1 puis sur 10. J'ai obtenu un peu moins de 100 watts au niveau 1 et un peu plus de 200 watts au niveau 10. Ces valeurs restent raisonnables pour un projecteur de ce type, mais les Horizon 20 et Titan Noir consomment moins à luminosité équivalente, voire supérieure.

Bruit de fonctionnement

J'ai mesuré un peu plus de 41 dB à proximité du projecteur et 38,6 dB à un mètre. Ces valeurs peuvent sembler un peu élevées, mais je soupçonne la présence d'un bruit parasite dans ma pièce, notamment pour la mesure à un mètre. En pratique, ce projecteur est assez discret. On entend un léger bourdonnement, complètement couvert par le son pendant un film. Il devient un peu plus bruyant en mode « Vivid », mais comme ce mode déforme trop les couleurs, je ne vous conseille pas de l'utiliser. J'entends parfois un petit bourdonnement supplémentaire lorsque l'iris fonctionne, mais rien de préoccupant.

Qualité d'image

Colorimétrie
Plus d'explications sur la colorimétrie

La mesure de la fidélité des couleurs (colorimétrie) n'est pas une question subjective, c'est quelque chose de complètement mesurable. Cette mesure s'effectue avec un appareil (colorimètre, spectromètre...) qui mesure la différence entre la couleur réelle et la couleur affichée. Cette différence s'exprime en delta E (abréviation : dE). Un dE supérieur à 3 indique une déviation perceptible à l'œil humain.

Le dE doit donc être le plus bas possible mais les projecteurs on rarement un dE inférieur à 3 en sortie de boîte. Ils sont souvent entre 5 et 10, seule une calibration permet de régler correctement les couleurs.

Pour une calibration parfaite, il faut faire appel à un professionnel. Je vous livre mes paramètres qui correspondent à ma situation. Ces paramètres pourraient fonctionner pour votre situation mais ce n'est pas une garantie, il faut donc les prendre comme une indication de la direction à suivre.



Avec un écran blanc

Je commence par un balayage des blancs pour identifier la configuration la plus prometteuse en matière de fidélité des couleurs.
ConfigurationNombre de mesuresDelta E moyenTempérature moyenne (K)
Standard510.438261
Movie55.296327
Vivid511.148561
Game510.918514
Sports410.758498
Film maker53.396360
ISF Day53.556247
ISF Night54.126287
Avec ce premier balayage, quatre configurations se détachent : Film, Réalisateur, ISF Jour et ISF Nuit.

Ces configurations partagent de nombreux paramètres, ce qui explique la proximité de leurs résultats. J'ai obtenu le meilleur delta E sur les couleurs primaires et secondaires avec le mode « Réalisateur ». Voici les résultats :
ConfigurationIrisBlancRougeVertBleuJauneCyanMagentaDelta E moyen
Film makerF23.393.222.094.633.603.242.093.18
Film makerF32.153.612.024.833.513.091.983.03
Film makerF43.864.952.104.843.402.822.123.44
Film makerF57.074.362.074.803.874.173.394.25
Film makerF76.704.951.934.444.844.203.474.36
Film makerDynamic12.324.932.114.036.853.853.835.42
Les modes « Réalisateur » et « ISF Day » donnent des résultats très proches, avec une bonne fidélité des couleurs. Comme sur le XGIMI Aura 3 Pro et la série Titan Noir, le réglage de l'iris modifie la colorimétrie, mais ici de façon plus mesurée que sur le modèle Pro. Si vous cherchez davantage de contraste, vous pouvez par exemple choisir l'iris 3 ou 4 tout en conservant une très bonne colorimétrie. Pensez toutefois à consulter mes mesures de luminosité pour vérifier que celle-ci reste suffisante pour votre taille d'écran.

Et pour le HDR ?

Voici le balayage des blancs avant de me concentrer sur une seule configuration :
ConfigurationDelta E moyen
Standard10.81
Movie3.14
Vivid11.10
IMAX4.15
Game11.17
Sports11.09
Film maker3.78
ISF Day4.70
ISF Night4.41
Je vais maintenant me concentrer sur le mode « Réalisateur » :
ConfigurationIrisBlancRougeVertBleuJauneCyanMagentaDelta E moyen
Film makerF23.781.920.892.042.222.760.432.01
Film makerF37.031.900.872.093.413.111.132.79
Film makerF44.142.620.962.182.322.641.192.29
Film makerF52.653.751.191.744.242.981.412.57
Film makerF77.544.941.502.204.704.041.773.81
Film makerDynamic12.943.991.751.615.673.362.624.56
Les iris 2 à 5 donnent globalement de bons résultats, même si certaines couleurs évoluent selon le réglage. L'iris 7 est, à mes yeux, inexploitable : l'image devient trop sombre et la fidélité des couleurs se dégrade. On retrouve donc une bonne colorimétrie en sortie de boîte, à condition de choisir le bon réglage.

Avec un écran ALR
ConfigurationDelta E moyen du blanc
Standard12,73
Movie6,49
Vivid12,32
Game12,16
Sports12,89
Filmmaker4,87
ISF Day7,73
ISF Night3,94
Sur cet écran ALR, c'est le mode ISF Night qui obtient le meilleur résultat pour le blanc, devant le mode Réalisateur. La toile grise influence clairement la colorimétrie, et les autres modes auraient probablement nécessité des corrections supplémentaires. Ces mesures portent sur le blanc : elles ne suffisent pas, à elles seules, à juger de la fidélité de toutes les couleurs.

Luminosité
Plus d'explications sur la luminosité

La luminosité pour un projecteur est absolument cruciale. La luminosité est mesurée en lumens ANSI et les valeurs fournies par le constructeur sont très souvent plus élevées que la réalité.

Je mesure la luminosité avec un luxmètre et je convertis mes mesures en lumens ANSI par rapport à la surface de projection. Vous obtenez ainsi une valeur réelle.

Un vidéoprojecteur, même s’il est lumineux, ne peut rivaliser avec une télévision. L'apport de lumière (naturelle ou artificielle) aura pour effet de réduire drastiquement le contraste de votre image. Avec une luminosité inférieure à 1000 lumens ANSI, il faut utiliser le projecteur dans l'obscurité totale.



J'ai mesuré la luminosité dans toutes les configurations disponibles, en testant plusieurs niveaux de laser. Le projecteur est annoncé à 5 700 lumens ISO, mais cette valeur n'est accessible qu'avec le mode Boost, qui donne une image teintée de vert et transforme le projecteur en sèche-cheveux. Si j'écarte ce mode, c'est en « Couleurs vives » (Vivid dans mon tableau) que j'obtiens la luminosité la plus élevée, avec un pic à 3 112 lumens. Malheureusement, ce n'est pas le mode que je vous recommande : les couleurs manquent de justesse et je remarque beaucoup plus de speckle, même sur un écran blanc. Une mise à jour changera peut-être les choses, mais au moment de ce test, je déconseille le mode « Couleurs vives ».

Que nous reste-t-il alors ? Le mode Film produit, selon moi, la plus belle image, avec un maximum mesuré de 2 674 lumens. C'est à peu près la moitié de la valeur annoncée, mais cela reste très correct. Je pourrais m'arrêter là et passer au chapitre suivant, sauf qu'avec un projecteur de ce type, il faut réfléchir un peu plus au choix de la configuration.

Pourquoi ? Ce projecteur est équipé d'un iris mécanique, un élément qui s'ouvre et se ferme comme sur un appareil photo, ou comme dans le générique des James Bond. Lorsque l'iris se ferme, la luminosité diminue, mais le contraste augmente. J'ai obtenu les 2 674 lumens avec l'iris ouvert au niveau 2, qui correspond aussi au contraste le plus faible. Si vous voulez davantage de contraste, il faudra donc fermer un peu l'iris et accepter de perdre de la luminosité.

Le tableau suivant montre l'impact de l'iris sur la luminosité. J'aborderai son influence sur le contraste un peu plus loin, mais avant cela, je vous conseille d'essayer mon calculateur sous le tableau. Il vous aidera à déterminer la luminosité nécessaire pour votre taille d'écran. Vous pourrez ensuite choisir le meilleur compromis entre luminosité et contraste.
ConfigurationIrisAura 3 Pro (lumens)Aura 3 Max (lumens)
Standard219562499
Standard315652016
Standard411351344
Standard5842935
Standard7353409
StandardDynamic14511870
Movie219722674
Movie315702075
Movie411411395
Movie5847964
Movie7358416
MovieDynamic14621958
Vivid225763112
Vivid320652433
Vivid415101746
Vivid511191220
Vivid7472584
VividDynamic19342353
Film Maker219782681
Film Maker315592053
Film Maker411411388
Film Maker5847957
Film Maker7358409
Film MakerDynamic14621965
Game219832528
Game315652009
Game411351344
Game5847935
Game7353401
GameDynamic14401885
Sports219562506
Sports315482002
Sports411351344
Sports5842935
Sports7353401
SportsDynamic14451878
ISF Day219832689
ISF Day315762068
ISF Day411411395
ISF Day5853957
ISF Day7358409
ISF DayDynamic14671958
ISF Night219752659
ISF Night315702053
ISF Night411461373
ISF Night5842957
ISF Night7358409
ISF NightDynamic14621951
Ces mesures permettent aussi de comparer la luminosité de l'Aura 3 Pro et celle de l'Aura 3 Max, que je teste en parallèle.

Voici le calculateur qui vous permettra de déterminer la taille d'écran adaptée à la luminosité. Vous pourrez également comparer ce projecteur à d'autres modèles que j'ai mesurés au cours des six derniers mois. N'oubliez pas qu'il s'agit d'un projecteur à focale ultra courte : la distance de projection sera donc faible. Elle est calculée entre le bloc optique et la surface de projection.


Dans l'obscurité, vous pouvez envisager environ 170 pouces avec l'iris à 2, 160 pouces à 3, 135 pouces à 4, 120 pouces à 5 et 70 pouces à 7, selon le niveau de luminosité recherché. L'iris à 7 présente toutefois peu d'intérêt à mes yeux : la perte de luminosité est énorme pour un gain de contraste relativement limité. C'est presque une configuration décorative.

Est-ce que vous pouvez utiliser ce projecteur à la lumière du jour ?

Je vais vous répondre avec une image prise sur un écran blanc. Dans ces conditions, la réponse est clairement non : les scènes sombres sont beaucoup trop délavées, au point de devenir difficilement regardables. Avec un écran ALR, en revanche, vous pouvez limiter les dégâts. Je vous montre un exemple vidéo juste après cette image du film Batman.



J'ai comparé mon écran blanc à mon écran ALR, dans l'obscurité puis dans une pièce éclairée :
Comme je l'écrivais plus haut, je déconseille l'association d'un écran blanc et d'une pièce lumineuse. Même si les scènes claires restent visibles, l'image est fortement délavée. Avec l'écran ALR, la situation s'améliore nettement, même si la lumière ambiante fait inévitablement perdre du contraste. Dans une pièce très éclairée, un projecteur ne peut pas rivaliser avec un téléviseur.

Contraste
Plus d'explications sur le contraste

Le contraste (on/off) permet de mesurer l'écart entre le blanc et le noir. Cette mesure donne une indication sur la capacité d'un projecteur à produire un bon rendu dans les scènes sombres.

Un contraste inférieur à 500:1 est à considérer comme un contraste très faible et la conséquence sera surtout visible dans les scènes sombres où vous perdrez des détails. Cela pose moins de problème pour le sport, les films lumineux ou encore les dessins animés.

Un taux de contraste faible ne veut pas dire qu'un projecteur n'est pas utilisable, il faut juste être conscient que pour des films comme Aliens, les scènes sombres ne permettront plus de distinguer les détails.



Avant d'entrer dans le détail des mesures de contraste, voici mon image habituelle du film Batman. Vous pourrez constater que l'image conserve pas mal de détails, y compris dans les zones sombres. C'est déjà une première indication du niveau de contraste.



Le contraste fait partie des principaux arguments de XGIMI pour ce projecteur. Comme pour la luminosité, les valeurs annoncées ne correspondent pas forcément à ce que l'on obtient en utilisation normale. Si la luminosité maximale a été mesurée en mode Boost, il est possible que ce mode ait également été utilisé pour le contraste. Comme il est inexploitable à mes yeux, j'ai effectué mes mesures dans une configuration regardable. J'ai choisi le mode Standard, mais les résultats sont très proches dans les autres modes. Le réglage de l'iris a beaucoup plus d'influence sur le contraste que le choix de la configuration, comme je l'avais déjà constaté sur la gamme Titan Noir.

Voici mes mesures de contraste pour chaque niveau d'iris. J'ai également testé l'influence du niveau de laser, mais j'ai obtenu des valeurs légèrement inférieures. Les résultats ci-dessous ont été mesurés sur un écran blanc, sans activer le traitement d'amélioration des noirs (DBLE).
ConfigurationLaserIrisContraste
Standard1021644:1
Standard1032845:1
Standard1044181:1
Standard1054740:1
Standard1075091:1
Standard10Dynamic3507:1
XGIMI annonce un contraste de 8 000:1, mais mes mesures plafonnent à 5 091:1 avec l'iris à 7. Vous pourriez être tenté de choisir ce réglage pour obtenir le meilleur contraste, mais je vous le déconseille : il réduit tellement la luminosité que l'image devient difficilement exploitable. Il ne faut donc pas se baser uniquement sur le taux de contraste. Je vous conseille d'utiliser mon calculateur pour vérifier quelle taille d'écran reste envisageable avec chaque réglage. Et si vous devez conserver l'iris à 2, il existe une autre façon d'améliorer le contraste perçu : activer le DBLE, qui assombrit les noirs.

Le DBLE s'active dans les paramètres avancés de l'image. Une fois activé, le projecteur analyse l'image en temps réel pour assombrir les zones les plus sombres. Ce traitement a déjà fait couler beaucoup d'encre, ou plutôt usé beaucoup de touches de clavier. Sur les premières générations de projecteurs équipés du DBLE, il pouvait entraîner d'importantes dérives de couleurs. La situation s'était nettement améliorée avec la série Titan Noir, même si la présence de sous-titres pouvait encore perturber son fonctionnement.

Une fois le DBLE activé, le niveau de noir devient si faible que ma sonde ne parvient plus à le mesurer directement. Le contraste dynamique est donc une estimation extrapolée à partir des mesures que j'ai pu réaliser. J'arrive ainsi à une valeur de l'ordre de 50 000:1, ce qui est énorme. D'autres modèles XGIMI et concurrents atteignent déjà ce niveau, mais encore faut-il que le traitement ne dégrade pas la fidélité des couleurs.

Et par rapport au XGIMI Aura 3 Pro ?
IrisAura 3 Pro / Ecran blancAura 3 Pro / Écran ALRAura 3 Max / Ecran blancAura 3 Max / Écran ALR
21621:11667:11644:12001:1
32526:12723:12845:13267:1
43317:13606:14181:14484:1
53444:1*4740:1*
73250:1*5091:1*
Dynamic4603:1*5167:16061:1
* indique que le niveau de noir mesuré est inférieur à 0,01 cd/m². Je ne peux donc pas calculer un contraste exact dans ces conditions.

Netteté

J'ai examiné la netteté de l'image sous différents angles et sur l'ensemble de l'écran. Le résultat est globalement bon, et même un peu meilleur que sur la version Pro : je ne remarque pas les mêmes débordements de couleurs sur certains contours. Les lettres et les formes restent bien définies sur toute la surface de projection. Compensation mouvements
Plus d'explications sur la compensation des mouvements (MEMC)

De nombreux vidéoprojecteurs utilisent une fréquence de 60 Hz, ce qui veut dire qu'ils diffusent 60 images par seconde. De nombreux films ont été conçus pour diffuser 24 images par seconde. Cela veut dire que sur une seconde, le film ne fournit que 24 images, alors que le projecteur rafraîchit son affichage 60 fois.

Cela peut se traduire par des saccades dans l'image. Certains projecteurs sont capables d’atténuer cette saccade avec un système de compensation de mouvement (aussi appelé MEMC). Si vous abusez de cette compensation, vous obtiendrez ce que l'on appelle l'effet 'soap opera' qui rend l'image un peu artificielle comme les séries télé des années 80.



Les projecteurs fonctionnent souvent à une fréquence de rafraîchissement supérieure à la cadence des films. Selon la gestion de cette différence, des saccades peuvent apparaître dans les mouvements rapides.

Taille d'image et distance de projection

Plus d'explications sur la distance de projection

La distance de projection détermine la taille de l'image et la taille de l'image est déterminée par le rapport de projection du projecteur. Si un projecteur a un rapport de projection de 1,2, à un mètre de distance, il produira une image d’environ 83 cm de large avec éventuellement un bord gris.

La distance joue aussi un rôle sur la luminosité car l'éclairement diminue approximativement avec le carré de la distance, à géométrie comparable. À quatre mètres, l'éclairement d'une surface donnée peut ainsi être environ quatre fois plus faible qu'à deux mètres.

La correction d'image en trapèze (keystone) ne modifie pas le cône de projection, elle redimensionne l'image à l'intérieur du cône de projection. Cela veut dire qu'en cas de correction importante, vous verrez un grand bord gris apparaitre autour de votre image.

Choix d'écran

Plus d’explications sur le choix d’écran

Un écran n'est pas toujours une nécessité pour un vidéoprojecteur, cela dépend du vidéoprojecteur choisi et de votre surface de projection.

J'ai testé de nombreux écrans que je détaille dans mon comparatif afin de vous aiguiller au mieux vers le type d'écran le plus adapté pour votre projecteur et votre budget.

Je vous explique les différences entre les écrans blancs, gris et ceux qui gèrent la lumière ambiante.



Comparatif écran de projection

Je suis habituellement assez modéré dans mes recommandations d'écrans. Un bon écran coûte cher et son achat n'est pas toujours justifié. Je n'aime pas vous pousser à la dépense, et c'est souvent le premier accessoire que je vous conseille d'évaluer avec prudence. Avec un projecteur à focale ultra courte, je suis moins réservé, et ce pour deux raisons.

La première raison est une contrainte physique. Avec une projection par le bas, il faut une surface parfaitement plane, car la moindre irrégularité peut déformer l'image. La deuxième concerne la gestion de la lumière ambiante. Si vous utilisez ce projecteur dans l'obscurité totale, un écran blanc peut suffire sans vous ruiner. J'utilise un écran basique à 120 €, et même si mes mesures montrent qu'il modifie légèrement les couleurs, personne ne l'a jamais remarqué à l'œil nu.

Si vous comptez utiliser ce projecteur dans une pièce éclairée, je déconseille en revanche l'écran blanc : le résultat risque d'être décevant et vous ne profiterez pas pleinement des qualités du projecteur. Un écran ALR adapté aux projecteurs à focale ultra courte devient alors beaucoup plus intéressant. Il renvoie davantage de lumière utile vers le spectateur tout en limitant une partie de la lumière ambiante, ce qui préserve mieux la profondeur des noirs. Ce n'est pas une solution magique, et le rendu ne sera pas comparable à celui d'un téléviseur dans une pièce très lumineuse, mais le résultat sera nettement plus exploitable qu'avec un écran blanc.

J'ai publié un peu plus haut une vidéo qui illustre ces différents cas de figure. Si l'un des écrans testés vous intéresse, voici les liens :

Speckle

Les projecteurs triple laser peuvent être plus sensibles au speckle, un phénomène qui se manifeste par un léger scintillement granuleux à l'écran. Il résulte des interférences de la lumière laser cohérente après sa diffusion par la surface de projection. Sa visibilité dépend notamment du projecteur, de la toile et des conditions d'observation. Les écrans blancs mats peuvent en limiter l'apparition, mais ils ne l'éliminent pas systématiquement. Certaines toiles ALR, grises ou à gain élevé peuvent au contraire le rendre plus visible. Le choix de l'écran mérite donc une attention particulière, surtout avec un projecteur triple laser.

Avec l'écran NothingProjector que j'ai testé, j'ai observé très peu de speckle. Il a fallu regarder l'image de très près pour le distinguer. J'ajouterai une séquence consacrée à ce phénomène dans mon test vidéo. Tous les écrans ne se comportent pas de la même manière : certains rendent le speckle nettement plus visible que d'autres.

Effet arc-en-ciel (AEC)

Cette fonctionnalité n'est pas encore active sur mon exemplaire de test.

Qualité audio

Plus d'explications sur la qualité audio

J’utilise plusieurs types de morceaux musicaux pour illustrer la qualité sonore du projecteur mais le rendu sera toujours limité par le dispositif d'enregistrement. Comme j'utilise toujours le même appareil, vous pourrez comparer la différence sur la même base.

J'utilise régulièrement des chansons connues protégées par le droit d'auteur pour illustrer la qualité sonore d'un vidéoprojecteur. Il arrive donc parfois que YouTube décide de bloquer mes vidéos pour ces raisons. Vous pouvez dans ce cas écouter les bandes-son directement sur YouTube en espérant que YouTube n'ait pas complètement bloqué ma chaîne.

Jeux vidéo

Plus d’explications sur les jeux vidéo

Pour pouvoir jouer dans de bonnes conditions avec un projecteur, il faut que la latence soit basse. La latence c'est le temps de réaction entre l'appui d'un bouton de votre manette et la réaction à l'écran, cette latence s'exprime en millisecondes et est aussi appelée 'input lag'.

Je mesure cette latence avec un appareil spécialisé. Pour pouvoir jouer à des jeux rapides type FPS en réseau, il faut obtenir une latence inférieure à 30 ms. Pour les jeux où le temps de réaction est moins important, une latence inférieure à 100 ms devrait pouvoir convenir à la plupart des situations.

Je teste généralement ShadowRunner à partir de Geforce Now sur ma Nvidia Shield sauf lorsque cela n'est pas possible. Je n'ai pas l'habitude de jouer avec une manette, je ne suis donc pas très doué mais le but est de montrer la capacité du projecteur, pas la mienne.

Bugs rencontrés

Intro conclusion

Forces

Faiblesses