La guerre froide a laissé des traces un peu partout dans le monde mais je n’imaginais pas en retrouver en Ecosse. Il existe pourtant un abri anti-atomique au sud de Saint-Andrews et depuis les années 90, il est possible de le visiter. C’est une occasion unique de plonger dans l’univers de la guerre froide, je n’avais encore jamais eu l’occasion de visiter ce genre d’endroit.

Site officiel: Secret Bunker
Temps de visite: 1 à 2 heures

Accès


Le secret bunker se trouve en pleine campagne à l’écart de la civilisation et la route n’est pas très bien indiquée. Pour rejoindre le parking, vous pouvez pointer les coordonnées 56.270576, -2.698534. Le parking n’est pas très grand mais le bunker n’est pas envahi par les touristes. J’y suis allé un dimanche de mois d’août et nous n’étions pas plus de 10 dans le bunker.

Le ticket d’entrée coute 12.5 livres par adulte. J’ai lu pas mal de critiques sur le prix mais je ne comprends pas vraiment car c’est un prix très raisonnable pour une attraction aussi peu commune.

Visite


En surface, vous ne verrez pas grand chose du bunker, juste une petite maison servant de porte d’entrée et du matériel militaire d’époque (tank, radar, lance-missile, …). Le bunker est organisé en deux niveaux en dessous de la maison. L’entrée coute 12.5 livres par adulte, il faut compter un petit supplément si vous voulez un audioguide.

Votre visite démarre par un long couloir sous-terrain qui descend vers le premier niveau du bunker. Le complexe sous-terrain pouvait abriter jusqu’à 300 personnes mais j’ai du mal à imaginer autant de monde dans cet endroit, certaines pièces sont sans doute non accessibles au public mais cela n’enlève rien à l’intérêt pour le site.

A l’intérieur du bunker la température est de 18 degrés peu importe la température à l’extérieur. Chaque pièce est aménagée comme dans les années 50, le matériel et la disposition des pièces a été préservé. Pour rendre l’ensemble un peu plus vivant, des bandes sons sont diffusées dans les pièces. Dans la plupart des pièces vous retrouverez également des écrans tactiles pour obtenir plus d’informations sur chaque pièce mais j’ai trouvé que les informations étaient plutôt limitées, l’audio-guide vous en apprendra plus.

Le complexe enferme deux cinémas où sont diffusés des films d’époque. Le cinéma diffuse un docu-fiction tourné à l’époque, il explique ce qui se passerait en cas d’attaque nucléaire et le résultat n’est évidemment pas très joli. Les images peuvent même choquer les âmes sensibles car on y voit des civils gravement atteint par des radiations qui demandent à être exécutés par la police pour ne plus souffrir. Tout cela n’est jamais arrivé mais les images sont assez explicites. Le deuxième cinéma diffuse une bande vidéo de l’époque expliquant ce qu’il faut faire en cas d’attaque. Tout ceci peut paraître bien loin ou irréel aujourd’hui mais cela n’enlève en rien le caractère dramatique de la situation.

Certaines pièces du complexe n’ont pas beaucoup d’intérêt mais les salles de controle sont impressionnantes, vous aurez l’impression d’être dans le décor d’un vieux film de guerre. Chaque ministère disposait de son poste de communication pour pouvoir communiquer vers l’extérieur et alimenter le centre de commandement avec des informations. Tout était prévu pour que le bunker puisse permettre au gouvernement de survivre après une attaque nucléaire mais malgré la sophistication des lieux, je ne sais pas comment ils pourraient survivre très longtemps dans ces conditions. Le bunker a une autonomie d’environ 3 mois pour la production d’électricité, il dépend encore fortement du réseau extérieur. En cas d’attaque avec la bombe, je ne suis pas sûr que le réseau électrique continuera à fonctionne et c’est la même chose pour les outils de communications.

Mon avis

Pour visiter le bunker dans son intégralité il faut compter une bonne heure. Je n’avais pas encore eu l’occasion de visiter un abri anti-atomique et j’ai trouvé ça assez intéressant. J’ai visité il y a quelques années un abri militaire allemand dans le nord de la France (La coupole) et j’ai trouvé que cet abris était beaucoup mieux documenté, le bunker ecossais manque un peu d’information mais il restitue très bien cette peur presque folle de la bombe.